Centre Aletti

Le Centre Aletti de Rome a été fondé en 1993 par Jean Paul II et est dirigé par le jésuite Marko Ivan Rupnik.

Centre d’études et de recherche, il est chargé de valoriser la rencontre entre l’Orient et l‘Occident chrétiens. Son atelier d’art spirituel a réalisé des œuvres dans toute l’Europe, au Moyen-Orient en Amérique du Nord et du Sud. Parmi les œuvres les plus connues, figurent les mosaïques de la chapelle Redemptoris Mater, au Vatican et de la façade de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire, à Lourdes (France).

Dans le Chemin de Joie on retrouve des interprétations typiquement orientales. La Résurrection du Christ, par exemple, y est représentée, non pas comme une montée du Christ vers les cieux, comme dans la tradition occidentale, mais par une descente aux enfers. Par ailleurs, une place importante est accordée à l’image de la Dormition de la Vierge, fête capitale pour les orthodoxes rappelant la montée au ciel de Marie.

Dans les mosaïques du Centre Aletti les couleurs sont toujours protagonistes. Les œuvres sont composées de divers matériaux: marbre, pierre, verre aux nombreuses teintes et de différents tailles.

Collaboration de l’atelier de mosaïque d’Encañada (Pérou)

En 2016, la réalisation de plusieurs parties des mosaïques du Chemin de Joie a été confiée à l’atelier artistique d’Encañada, de la mission « Mato Grosso » au Pérou, fondée par le père Alessandro Facchini dans cette région pauvre du nord du pays. C’est avec enthousiasme et beaucoup de talent que Matilde Randi, artiste italienne formée par le père Rupnik, et ses jeunes élèves de l’atelier d’Encañada se sont engagés dans le projet.

Père Marko Ivan Rupnik

Directeur du Centre Aletti (Rome, Italie)

Quand nous avons accepté de réaliser les mosaïques du Chemin de Joie à Genève, nous n’aurions jamais imaginé que cela aurait été aussi difficile !

Le projet s’achève aujourd’hui uniquement parce qu’il plaisait à Dieu et grâce à l’engagement fidèle et persévérant de ceux qui en ont soutenu la réalisation jusqu’à la fin.

Nous avons accepté parce que le Chemin de Joie nous semblait une proposition plus pertinente que jamais à une époque où la culture de la mort et du malheur règne en maître, totalement inconsciente du fait que ‘si le grain de blé ne meurt pas, il ne porte pas de fruit’ et que le Fils de Dieu est ressuscité parce qu’il est entré dans la mort en tant que fils, confié entre les mains du Père.

Un chemin à travers le canton où des lieux différents s’unissent pour exprimer que le Royaume de Dieu est ici parmi nous, devient en soi une image qui précède chaque mot.

C’est cette image qui invite le monde à regarder au-delà, à entrer dans une nouvelle vie d’où proviendront un nouvel art et une nouvelle culture.

La mosaïque est un art dans lequel la communion précède la créativité, chacun est appelé à mettre ce qui lui est propre au service de ce qui appartient à tous, dans une synthèse personnelle qui devient universelle et, en tant que telle, révèle également dans la matière le passage de la fermeture, de la séparation à un visage commun où le cadeau que chacun a reçu devient un cadeau pour tous, parce que ce qui est de l’autre est aussi le mien.

Et cela vaut aussi pour l’Eglise, pour les Eglises. C’est pourquoi, au terme de cette « grande opération Genève », qui a duré plusieurs années, je ne peux que remercier Dieu, tous ceux qui y ont cru, même quand tout espoir d’y parvenir semblait perdu.